Fans de Jake Gyllenhall, vous serez ravis de découvrir en janvier prochain notre brun ténébreux dans la peau d’un représentant de laboratoire pharmaceutique, Pfizer en l’occurrence, le fabriquant de la petite pilule bleue. La star vient d’achever le tournage de cette comédie romantique intitulée Love And Other Drugs's aux côtés d’Anne Hathaway, sa charmante épouse dans Brokeback Mountain.
Enfin une comédie sur le Viagra
Jake Gyllenhall incarne un vendeur de Viagra dans les années 90, une sorte de grand Dom Juan du colportage qui n’hésite pas à brandir stylos et échantillons pour convaincre les médecins de prescrire ses médicaments. As de la persuasion dans le monde difficile des produits pharmaceutiques, il se fait grassement payer par son patron. Cette comédie loufoque s’est inspirée du roman autobiographique Hard Sell: The Evolution of a Viagra Salesman de Jamie Reidy - qui a travaillé pour un laboratoire pharmaceutique au cours des années 90 - et s’inscrit dans le contexte politique et social de l'époque. Le tournage de ce film américain actuellement en postproduction a débuté en septembre 2009 dans la région de Pittsburgh en Pennsylvanie. La ville a été choisie pour son atmosphère, riche en histoire médicale. Fort heureusement, les pratiques ont évolué depuis en matière de vente de traitements pour la performance masculine.
Plus qu’une comédie romantique, une vraie histoire d’amour
Durant l’une de ses visites de vente, Jake Gyllenhall rencontre Anne Hathaway, une femme souffrant de la maladie de Parkinson. C’est une artiste, une femme libre d'esprit confrontée aux premiers stades de la maladie. Il tombe amoureux et noue une relation pleine d'attraction et de passion, une relation dans laquelle il s’implique jusqu’à se remettre en question… jusqu’à tout quitter pour la femme qu’il aime ? Anne Hathaway a passé du temps avec les neurologues et les patients, elle s’est investie en faisant beaucoup de lecture sur la maladie de Parkinson. Film drôle et romantique, Love And Other Drugs's a plus de profondeur que la plupart des films de sa catégorie. Il offre un regard pénétrant sur l'industrie pharmaceutique et développe les relations humaines avec une certaine gravité. Selon le réalisateur Edward Zwick (Le Dernier Samouraï, Légendes d’automne, Les Insurgés), tout ce qu’ils partagent ensemble est le cœur et l'âme même du film. Et il ajoute : " la chimie (de l’amour) est une chose insaisissable dans la vie réelle comme dans les films, mais vous la reconnaissez quand vous la voyez et vous le savez quand vous l'avez."
Des scènes de nudité avec le sex symbol de Brokeback Mountain
Fier de son nouveau physique d’athlète, l’acteur a promis à ses fans qu’il apparaîtra souvent torse nu dans Love And Other Drugs. Il faut dire que pour son précédent film, Prince of Persia, il s’était sculpté un corps d’Apollon à force d’acrobaties et d’équitation. Il avait même été complimenté par l’actrice Gemma Arterton, très excitée à l’idée de l’embrasser. Réaction de Jake Gyllenhall, modeste : "Bien sûr que c'est un compliment. En fin de compte c'est juste une question de chimie ". Car Jake Gyllenhall n’est pas qu’un sex symbol, c’est surtout l’un des comédiens les plus doués de sa génération, acquis aux causes écologiques et humaines, engagé politiquement et sachant prendre des risques dans ses choix artistiques. Avec un palmarès impressionnant : Brothers, Jarhead, ou encore le très remarqué Donnie Darko, subtile mélange de thriller psychologique, de science fiction et de dénonciation sociale.